La fiancée américaine / E. Dupont (2012)

Eric Dupont fait partie de ces auteurs que l’on voit partout mis en avant dans les librairies québécoises. Je m’étais notée d’essayer un de ces romans à l’occasion, à mon retour du Québec, et c’est tombé sur La fiancée américaine, un épais roman, qui m’a tenu en haleine une semaine entière !

« Quelques années avant d’être forcée par sa mère à monter dans un autobus pour New York en plein blizzard de décembre, Madeleine Lamontagne avait été une petite fille qui aimait par-dessus tout les lapins de Pâques, les sapins de Noël et les histoires de Louis Lamontagne, son papa. Rien qui ne sortît de l’ordinaire. Tout le monde aimait entendre les histoires du Cheval Lamontagne. Avant la télévision, ses histoires étaient ce qu’il y avait de mieux pour passer le temps à Rivière-du-Loup. C’est la télé qui a tué le Cheval, pas le moteur à explosion. C’est ce que les buveurs de Rivière-du-Loup vous confirmeront. Ils vous diront aussi, et il faut les croire, que les histoires des hommes, d’où qu’ils soient, ne trouvent jamais oreille plus attentive que celle de leur fille, surtout si cette dernière est l’aînée et occupe de fait une place privilégiée dans le cœur de son père. De sorte que jamais le Cheval Lamontagne – ou Papa Louis, comme aimaient l’appeler les enfants de Rivière-du-Loup – n’eut public plus attentif à ses paroles que sa petite Madeleine, assise sur le sofa du salon funéraire de son père, sur la rue Saint-François-Xavier, paroisse du même nom, à Rivière-du-Loup, province de Québec. »

Au départ, on peut être déstabilisé par la narration : l’histoire débute par Louis Lamontagne, qui raconte des histoires incroyables à ses enfants, Madeleine, Luc et Mark. Une fois qu’on est dedans, hop l’auteur saute à l’histoire de la naissance de Louis, extraordinaire, le jour de Noël, d’une mère américaine et d’un père québécois. C’est le début d’une histoire familiale étonnante, qu’Eric Dupont raconte de manière très originale, dans le désordre, à coups de parties courtes mais intenses qui forment chacune un mini-roman. Une fois qu’on a compris comment ça fonctionnait, on est pris dans l’engrenage et on ne peut plus en sortir avant la sept-centième page …

On y suit donc l’histoire des Lamontagne, de Rivière-du-Loup (charmante bourgade québécoise toute en pentes et flanquée de très belles chutes), à Montréal, en passant par New York et Berlin. A travers l’histoire de Madeleine, de son amie Solange, de deux enfants devenus grands, c’est l’histoire universelle d’amour, de haine, de secrets, de guerre et de rebondissements avec une touche de fantaisie que retrace Eric Dupont grâce à son talent de conteur.

Au final un roman qui part dans tous les sens, mas une fois qu’on a accepté de se faire balloter par la plume magistrale d’Eric Dupont, on y prend beaucoup de plaisir, et on en redemande ! Si vous voulez savoir ce qu’un petit déjeuner, un zèbre, une clé de fa et la Tosca de Puccini ont en commun, si vous aimez les sagas familiales, les romans historiques et les histoires qui font voyager dans le monde entier, n’hésitez plus 🙂

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