Le sommet des dieux / J. Taniguchi (2000-2003)

Je me suis notée cette série de mangas depuis longtemps déjà mais je n’ai jamais eu le courage de m’attaquer à ces épais volumes. Au hasard d’un rayon de bibliothèque, je l’ai attrapé, à deux jours du confinement. Et j’ai bien fait ! En réalité je n’avais jamais vraiment fait attention au sujet du manga : quelle ne fut donc pas ma surprise quand j’ai ouvert la première page et que j’ai découvert l’Everest et l’évocation de la première grande expédition de 1924, lors de laquelle Mallory et Irving perdent la vie, sans que l’on sache s’ils ont pu atteindre le sommet. Or, depuis ma lecture du Sentier de la gloire de Jeffrey Archer, je suis passionnée par cette histoire et par tout ce qui touche à l’alpinisme. J’ai donc été servie dans cette sublime aventure dessinée qui mêle montagne, mystère, amours et hommes hors normes (et c’est mon seul regret, qu’il y ait si peu de femmes alpinistes …)

L’histoire commence auprès d’un alpiniste et photographe japonais, Fukamachi, qui se retrouve en possession d’un vieil appareil photo, qu’il suppose pouvoir appartenir à George Mallory. Il pourrait être la preuve décisive que les deux hommes ont bien atteint le sommet. Malheureusement, ses questions déclenchent une série d’événements, il se fait voler l’appareil photo dont on pense qu’il peut avoir de la valeur, et surtout il tombe nez à nez avec un alpiniste japonais célèbre, Habu Jôji, qui semblait avoir disparu de la circulation depuis des années. Suspectant que ces deux affaires puissent avoir un lien, Fukamachi enquête sur Habu et sur son grand rival de l’époque, Hase Tsunéo. Les deux hommes rivalisent depuis des années sur les mêmes sommets et se défient indirectement en effectuant des ascensions incroyables.

A travers ce filigrane mystérieux, Taniguchi nous plonge dans l’histoire de l’alpinisme, mais nous ravit également à chaque page par des croquis d’une beauté et d’une précision incroyables. Chaque page, chaque dialogue, chaque personnage, est parfaitement rendu, crédible et techniquement parfait. J’ai été séduite par le rythme de la narration, les pauses dans les actions qu’il peut mettre, et la tension qu’il parvient à transmettre au milieu d’ascensions spectaculaires où les chutes, les blessures, les pertes de doigts ou d’orteils sont monnaie courante, et pourtant parfaitement menées jusqu’au bout pour la plupart.

En bref, un manga magnifique, qui donne envie de se mettre à l’alpinisme 🙂

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