Où s’imposent les silences / Emmanuel Quentin (2017)

Emmanuel Quentin est un jeune auteur publié depuis quelques années par une petite maison d’édition de grande qualité, Le peuple de Mu. Je vous avais déjà parlé de Dormeurs, voici donc son deuxième roman Où s’imposent les silences, dans un genre assez différent : là où Dormeurs mêlait complètement science-fiction et thriller, ce texte se rapproche davantage du récit d’anticipation, avec des quelques touches de polar. Je salue encore une fois au passage les magnifiques couvertures qui ont été dessiné pour ce roman.

D’où que vous veniez, quelle que soit votre Terre d’origine, êtes-vous sûr de vouloir lire les lignes qui suivent ? De vous entendre résumer une histoire en quelques mots sous prétexte qu’ils vous éclaireraient sur son contenu ? Voulez-vous vraiment savoir ce que recèlent ces pages ?
Soit. Sachez donc que vous allez partir à la rencontre d’un étudiant confronté à un tableau de la Renaissance pour le moins anachronique, d’un flic enquêtant sur un cadavre improbable, et d’une femme amnésique se réveillant dans un champ désolé. Trois personnes rattrapées par le déséquilibre des mondes.
Si votre Loi vous y autorise, ouvrez ce livre, avant que ne s’imposent les silences.
(résumé de l’éditeur)

Autour de l’année 2036, trois destins se croisent et se recroisent à travers les époques, toutes sont liées mais elles ne le savent, et le lecteur lui-même devra dévorer ce roman pour le comprendre. Et ce pour le plus grand plaisir de l’auteur qui s’amuse à brouiller les pistes, à nous balader en plein désert ou dans une œuvre d’art pour mieux nous éblouir. J’ai été, une fois encore, estomaquée par la maîtrise littéraire d’Emmanuel Quentin qui, d’une plume poétique mais pourtant efficace, parvient à nous entraîner dans son univers sans qu’on puisse lâcher le roman avant de l’avoir fini. Les personnages sont complexes, finement dessinés; le monde est crédible, d’une poésie superbe qui se retrouve jusqu’à l’illustration de couverture ; le scénario est maîtrisé, sans nous laisser sur notre faim, jusqu’au bout.

Bref, une belle histoire, pleine de bruit et de fureur, qui nous fait réfléchir sur la guerre et le totalitarisme, avec nuance.

3 commentaires

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