Stories for a fragil planet (2010) / Kenneth Steven et Jane Ray

J’avais gagné ce livre lors de ma participation à la conférence annuelle des bibliothécaires jeunesse du Royaume-Uni, en 2010. Et comme je devais bosser un peu mon anglais, j’ai ouvert ce magnifique livre avec plaisir. En plus, cela ouvre des horizons un peu différents des livres que je chronique habituellement et  c’est l’occasion de découvrir des auteurs reconnus dans leurs pays mais peu Outre-Manche.

Les auteurs

Ecrivain et poète, Kenneth Steven est écossais, origine dont il a par ailleurs tiré l’inspiration pour bon nombre de ses poésies et récits. Il est également traducteur de littérature norvégienne. Enfin, il voyage à travers tout le pays pour lire des histoires, intervenir dans les écoles à propos de la lecture, etc.

Jane Ray est illustratrice, métier pour lequel elle s’est formée à l’Université du Middlesex. Elle a été nominée à plusieurs reprises pour ses œuvres, principalement à destination des enfants.

L’album

Il se compose d’une série d’histoires courtes, deux à trois pages maximum, illustrées de très beaux dessins, extrêmement colorés. Ce sont de petits récits simples composés d’une seule action, traitant généralement des liens des hommes avec l’environnement, la nature, les animaux.

Ce que je peux en dire

Ces petits contes sont de qualité fort inégale. Parfois ils sont trop courts et l’on se demande où l’auteur voulait en venir.

Mais tous sont un bel hommage à ce qui unit l’homme à son environnement. C’est un album qui peut aider les enfants (et leurs parents) à prendre conscience de la fragilité de la planète et de ses habitants, humains ou animaux, et leur enseigne quelques gestes simples à adopter. Ils illustrent également l’aide que peuvent apporter les animaux et hommes et la perte que cela constituerait s’ils venaient à disparaître … Dans ces contes, les animaux ramènent l’homme à ce qu’il y a de plus simple en lui, de plus modeste, l’encourageant dans ses bons côtés.

Par ailleurs, la plupart d’entre eux sont des reprises de mythes, adaptés pour les enfants, comme celui de la tour de Babel. La morale n’est cependant pas trop lourde et insistante, contrebalancée sans doute par une grande musicalité et poésie de la langue qui allège le texte et le message qu’il souhaite faire passer.

Il faut enfin insister sur la grande beauté des illustrations, très colorées et d’une grande finesse, qui en disent parfois bien plus que le texte. En cela, il plaira sûrement beaucoup aux enfants (à partir de 5 ans).

Je regrette tout de même la grande simplicité de ces récits et un certain manichéisme : l’homme fait mal les choses, les animaux sont bons, etc. Bref des histoires à nuancer parfois, et à compléter par des explications …

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